vendredi 30 janvier 2009

> Jeudi 29 janvier : un sentiment majoritaire d'injustice sociale

Certaines mauvaises langues diront que les Français aujourd'hui en grève ou dans les manifestations ne sont pas les plus à plaindre. Cherchant ainsi à stigmatiser quelque catégorie soi-disant privilégiées alors que d'autres, au labeur, le seraient moins... C'est véhiculer une bien mauvaise image et prendre le risque d'une très grande incompréhension. Si les intitulés officiels déclinés par les organisations syndicales à l'origine de cette journée de grève et de manifestations sont la défense des salaires, des services publics, des retraites et du pouvoir d'achat, il n'est pas bien difficile néanmoins de comprendre que la véritable grogne exprimée par cette forte journée de mobilisation est surtout la crainte unanime d'une sortie de crise économique qui renforcerait les avantages des plus favorisés en s'appuyant (ce n'est hélas pas nouveau !) sur les bas salaires et des classes moyennes.

Malgré les manipulations médiatiques, personne n'est dupe : si le secteur privé est productif, c'est par ce que le secteur public lui permet de l'être : en maintenant les personnes en bonne santé, en leur offrant la formation et la qualification pour s'adapter aux modalités de travail, en entretenant la sécurité dans le pays, en permettant les déplacements, etc.

Les Français ne sont pas moins intelligents que les habitants des autres pays. Ce n'est pas la peine de (vouloir) leur faire croire que la réalité est très complexe et qu'ils ne pourront pas comprendre. Chacun a bien saisi aujourd'hui que nous sommes dans une situation économique difficile et qu'il faut se serrer les coudes. Simplement, il faut réellement toutes et tous se serrer les coudes et en particulier ceux qui essayent de donner la leçon et de renouveler des explications déjà 1000 fois entendues... Comment admettre que la redevance télé augmente, alors que dans le même temps les élus censés représenter le peuple au Sénat (pour ne citer que la partie émergée de l'iceberg) continuent à bénéficier d'avantages toujours plus importants ? Comment comprendre qu'un secrétaire d'état à la jeunesse et aux sports prévoit de se rendre pendant 10 jours en Polynésie pour "observer" la situation sportive locale, alors que le débat sur le travail le dimanche pour les salariés reste d'actualité ? Comment interpréter les milliards d'euros fournis (par l'État, donc nos impôts) aux banques et aux grandes entreprises, et malgré (grâce à ?) cela une prise d'intérêts continuée pour les actionnaires de ces mêmes banques et entreprises ?...

Aujourd'hui, plus personne n'ignore que la crise profonde dans laquelle nous nous trouvons provient de la spéculation exagérée au royaume de l'argent roi. Le président Sarkozy avait promis, lors de la campagne des dernières présidentielles, de redonner tout son sens et toute sa valeur au travail. Il l'a à nouveau répété il y a quelques jours devant les cadres de "son" parti politique. Or que constatons-nous dans les faits ? La spéculation est encouragée et continue à produire des bénéfices pour ceux qui en vivent déjà plutôt bien, alors que des wagons entiers de licenciements sont annoncés partout sur notre planète. C'est clairement la traduction contraire dans les faits de cette volonté de redonner une valeur au travail.

C'est sans doute cela le message le plus important des manifestations aujourd'hui : cette mise en garde ferme, adressée aux décideurs de notre pays, qui pourraient être tentés de vouloir retourner aux fantasmes chimériques de l'argent facile et de la spéculation. C'est cette nécessité qui est réaffirmée, selon laquelle il faut baser le système économique sur la valeur ajoutée produite par le travail (et donc par les travailleurs, n'ayons pas peur du mot !). Qu'on ne s'y trompe pas : le pouvoir appartient jusque-là à ceux qui détiennent l'argent. Les promesses de réformes du système capitaliste ne sont que des effets d'annonce en période de crise. Seule la pression populaire pourra faire évoluer cet état d'esprit et les tentations de poursuivre sur la lancée d'un système qui a tenu jusque-là. Être en grève et dans la rue aujourd'hui, c'est faire clairement passer le message à nos élus que nous avons droit aux fruits de notre travail. Et pas autre chose !

dimanche 4 janvier 2009

> Bonne année 2009

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> Moins de remboursement de frais pour les plus fragiles


Depuis le 1er janvier, nombre de familles découvrent que les frais de transport des personnes handicapées entre leur domicile et le centre où elles reçoivent des soins sont désormais moins remboursés. Jusqu'à présent prises en charge par l'assurance-maladie, ces dépenses sont aujourd'hui intégrées dans un nouveau dispositif : la prestation de compensation du handicap (PCH). Seul problème : celle-ci est plafonnée à 200 euros par mois alors que les seuls frais de taxi peuvent dans certains cas être bien supérieurs lorsque le handicap nécessite plusieurs séances de soins par semaine, et en particulier dans notre circonscription où les infrastructures spécialisées ne sont pas forcément toutes proches.

Certes, cette modification n'est pas une surprise : elle figure en toutes lettres dans un décret paru en février 2007, antérieur à l'élection de Nicolas Sarkozy à l'Élysée. Le gouvernement actuel n'est responsable que de sa mise en oeuvre. Conscient des difficultés, il a constitué un groupe de travail piloté par la direction générale de l'action sociale. Mais, pour le moment, les travaux de celui-ci sont au point mort.

Difficile de ne pas établir un parallèle entre ces décisions prises au détour d'un décret, presqu'en catimini, sans concertation préalable et la réaction pour le moins affligeante du Parquet à la suite de la mort d'un patient décédé le dimanche 28 décembre à Paris, après la vaine recherche d'un lit en réanimation dans les hôpitaux d'Ile-de-France : "Si on avait trouvé une place, ça n'aurait pas changé les choses (...). Il y avait peu de chances de le sauver." Que d'humanité ! Difficile également de ne pas rapprocher cette gestion, purement comptable, de la santé des voeux de Nicolas Sarkozy, affirmant, le 31 décembre, qu'il ne laisserait "pas les plus fragiles se débattre seuls dans les pires difficultés".

La France découvre qu'elle n'a pas (plus ?) les moyens de ce qu'elle pense devoir faire pour les plus malades, les plus vieux, les handicapés, les plus fragiles. On ne peut pas nier que 1000 euros par mois de frais de taxis à la charge de la collectivité, c'est énorme. Cela s'ajoute au cout des soins palliatifs,à celui des innovations médicales de toute espèce, à l'accroissement du montant des retraites du fait de l'allongement de la durée de vie... Les choix sont douloureux alors on les fait en silence... Et sans garantie d'équité...

Que l'assurance-maladie doive réaliser des économies n'est pas contestable. C'est même une question de survie du dispositif. Que cela demande des efforts à tous, y compris peut-être aux familles de handicapés, peut se discuter. Mais appliquer mécaniquement des décisions si lourdes de conséquences pour certains des plus démunis des Français n'est pas acceptable. Et tenir le soir des voeux du Nouvel An des propos si rapidement démentis par les faits risque de décrédibiliser encore un peu plus la parole politique. C'est d'ailleurs probablement le plus grand reproche que l'on peut faire au système Sarkozy : les contradictions, entre ce qui est promis et ce qui peut réellement être tenu, dans un pays en crise, où les moyens diminuent. Il faudrait avoir le courage de dire simplement et honnêtement la vérité. Ce qui implique de reconnaître les limites de l'action politique. La vérité coûte cher, mais moins que l'illusion entretenue...

vendredi 2 janvier 2009

> Ce qui change au 1er janvier 2009


Prestations familiales, prime-transport, coup de pouce à l'achat de logement, Livret A, assurance-chômage ... Voici ce qui change début janvier 2009 :

FAMILLE

. Augmentation de 3% des prestations familiales: allocations familiales, prestation d'accueil du jeune enfant (Paje), complément familial, majoration d'aide à la famille pour l'emploi d'une assistante maternelle, allocation d'éducation de l'enfant handicapé, de parent isolé, notamment. Ainsi, une famille de deux enfants touchera 123,92 euros d'allocations familiales, l'allocation mensuelle de base de la Paje passe à 177,95 euros.

. Le plafond du montant des cotisations de l'Aged (allocation de garde d'enfant à domicile) est revalorisé de 1,5%.

. Les aides au logement (allocations de logement, aide personnalisée au logement, forfait charges) sont revalorisées de 2,95%.

RETRAITE

. Les salariés du privé ne voulant pas partir à la retraite à 65 ans pourront prolonger leur activité jusqu'à 70 ans, même sans l'accord de leur employeur.

. A compter de 2009, les retraites seront revalorisées le 1er avril et plus le 1er janvier.

SECURITE SOCIALE

Le plafond de la Sécurité sociale, utilisé pour le calcul de certaines cotisations sociales (assurance vieillesse, régimes complémentaires de retraite notamment) passera à 2.859 euros par mois, soit une hausse de 3,1%.

RMI

Le revenu minimum d'insertion est revalorisé de 1,5% au 1er janvier et atteint 454,63 euros (pour une personne seule sans enfant)

EMPLOI, CHOMAGE

. Le 5 janvier, est mis en place le nouvel organisme issu de la fusion entre l'ANPE et les Assedic, Pôle Emploi.

. Les partenaires sociaux se prononcent début janvier sur la réforme de l'assurance chômage, qui modifie les règles d'indemnisation des nouveaux demandeurs d'emploi (à partir du 1er janvier 2009) et prévoit une baisse des cotisations sous conditions (à partir du 1er juillet).

. Au 1er janvier, le chômage partiel sera indemnisé sur la base de 60% du salaire horaire brut, au lieu de 50% (texte à parapher par les partenaires sociaux).

BUDGET, FISCALITE

. Taxe de 1,1% sur les revenus du patrimoine, pour financer le revenu de solidarité active (RSA) mis en place le 1er juillet 2009, et remplaçant notamment le RMI.

. Plafonnement global des niches fiscales à 25.000 euros plus 10% du revenu imposable.

. Plafonnement de certaines niches qui offraient auparavant des avantages fiscaux sans limitation (investissement dans les DOM-TOM, location de meublés..).

. Maintien de la demi-part fiscale accordée à un parent ayant élevé seul un enfant pendant au moins cinq ans, au-delà des 26 ans de l'enfant. La demi-part était accordée auparavant sans la limite des cinq ans.

. La redevance audiovisuelle (116 euros par an), doit être indexée sur l'inflation, et devrait se situer entre 118 et 119 euros.

. Augmentation du prix des passeports, qui deviennent biométriques: de 60 à 89 euros pour les adultes, de 30 à 45 euros pour les 15-18 ans. Gratuit jusqu'à présent pour les moins de 15 ans, il coûtera désormais 20 euros.

EPARGNE, BANQUE

Fin du monopole sur le Livret A: le 1er janvier, toutes les banques françaises pourront distribuer le Livret A, réservé jusque-là à la Banque Postale et aux Caisses d'Epargne.

ASSURANCES

. Habitation: hausse des tarifs comprise entre 2 et 5%

. Santé: Les mutuelles vont augmenter leurs tarifs en moyenne de 3,5 à 4% pour compenser l'effet d'une nouvelle taxe destinée à financer l'assurance maladie. Les assurances privées augmenteront aussi leurs tarifs.

. Auto: stabilisation, voire recul des tarifs (jusqu'à -4%)

LOGEMENT

. Doublement du prêt à taux zéro pour l'achat d'un logement neuf en 2009 (à partir du 15 janvier).

. Réduction d'impôt pour l'achat d'un logement neuf, pour le louer, avant le 31 décembre 2012. La réduction, étalée sur 9 ans, est égale à 20% du prix de revient de l'acquisition.

TRANSPORT

. Prime-transport: les employeurs devront prendre en charge la moitié de l'abonnement au transport collectif de leurs salariés pour leur trajet domicile-travail (décret à paraître).

. La SNCF doit annoncer en janvier une carte de réduction pour les familles défavorisées et les familles monoparentales (sous conditions de revenus).

. En Ile-de-France, la carte orange disparaît en février, remplacée par le passe Navigo.

SECURITE ROUTIERE

. Formation obligatoire de trois heures pour les motocyclettes d'une cylindrée d'au plus 125 cm3 et d'une puissance d'au plus 11 kW (15 ch).

ENVIRONNEMENT

. Annualisation du malus écologique sur les voitures les plus polluantes: 160 euros par an pour les véhicules émettant plus de 250 gr de CO2 par kilomètre. Concerne les véhicules acquis et immatriculés pour la première fois en France à partir du 1er janvier 2009.

. Le système bonus-malus à l'achat d'une voiture est maintenu: bonus pour les véhicules neufs émettant moins de 130 gr CO2/km pouvant aller jusqu'à 1.000 euros, malus pour ceux émettant plus de 160 gr CO2/km, dont sont exonérés les handicapés.

. Lancement d'un écoprêt à taux zéro pour aider les particuliers à financer des travaux d'isolation thermique ou de rénovation énergétique de leur résidence principale.

TELEVISION PUBLIQUE

Fin de la publicité le 5 janvier pour les chaînes de télévision publique entre 20H00 et 6H00 du matin, avant une suppression complète d'ici fin 2011.

UNIVERSITE

Autonomie pour 20 universités pilotes (sur 85) qui vont gérer elles-mêmes leurs budgets.

JUSTICE

. Suppression de 55 tribunaux de commerce.

. Tutelles: entrée en vigueur du «mandat de protection future», qui permet de désigner pour soi-même ou pour un enfant handicapé, un ou plusieurs mandataires en cas d'incapacité future.

mercredi 24 décembre 2008

> Elections européennes en perspective


Samedi 20/12/08, deux cents adhérents de notre mouvement se sont retrouvés à Saint Nicolas de Port, à l'invitation des quatre présidents départementaux du Modem de Lorraine, pour une réunion de formation en vue de préparer les élections européennes de juin prochain et confectionner un projet. Cette réunion pédagogique, organisée par l'actuel maire de Saint-Nicolas-de-Port et président du Modem 54, Luc Binsinger, devait fournir, dans un premier temps aux adhérents, les armes et les outils politiques pour aller convaincre les électeurs sur le terrain. La réunion était organisée sous forme d'échange et chacun a pu poser des questions autour du fonctionnement des institutions européennes, les politiques de l'Union, la nécessité de plus d'Europe, et de l'engagement des citoyens dans les élections européennes.

Nathalie Griesbeck, députée européenne et présidente du Modem de Moselle, en a profité pour remettre en perspective l'importance de la législation européenne par rapport à notre droit national et comment il en est imprégné. Assez souvent, pour la députée, « les gouvernants font porter le chapeau des décisions difficiles à prendre au système européen ». Or, pour le Modem, l'Europe protège le citoyen, et à l'unanimité les militants sont favorables à la poursuite de la construction européenne. Pour convaincre les électeurs, Nathalie Griesbeck s'appuie sur l'exemple de la crise économique et financière mondiale : « L'Europe est souvent décriée, mais, le premier réflexe de nos pays respectifs a été de se réunir autour d'une table pour tenter de trouver une solution. Une démarche sans laquelle on aurait eu davantage de mal à endiguer la crise »

Nathalie Griesbeck est candidate pour conduire à nouveau la liste MoDem dans notre circonscription "Grand Est", lors du scrutin du printemps prochain. N'hésitez pas à soutenir sa candidature en suivant le lien suivant :
==> http://modem-fop.over-blog.com/article-25872167.html

vendredi 19 décembre 2008

> Plaques d'immatriculation : Le nouveau système d'immatriculation reporté

Alertée par les professionnels de l'automobile, la ministre de l'Intérieur Michèle Alliot-Marie a finalement annoncé vendredi dernier qu'elle repoussait au 15 avril l'entrée en vigueur du nouveau système d'immatriculation des véhicules (SIV), qui devait intervenir le 1er janvier prochain. Michèle Alliot-Marie a accédé à la demande de Xavier Fels, président du Comité des constructeurs français d'automobiles, qui lui avait fait part de son inquiétude face à la crise économique qui pèse sur le secteur.

Vétusté du dispositif de numérotation (qui date de 1950). Souhaitant que le nouveau système d'immatriculation des véhicules soit ressenti comme un atout supplémentaire et non comme une contrainte dans cette conjoncture délicate, MAM en a conclu que la meilleure décision était de reporter de trois mois et demi l'entrée en vigueur du nouveau système. D'autant plus que les problèmes inhérents à la prolongation du système d'immatriculation actuel sont certes réels, mais pas insurmontables.

Le SIV attribuera donc à partir du 15 avril, à tout véhicule neuf ou acheté d'occasion, un numéro constitué de deux séries de deux lettres séparées par une série de trois chiffres, sur le modèle AA-123-AA. En pratique, sur la droite de la plaque, un emplacement accueillera le numéro du département surmonté de la région correspondante. Lors du rachat d'un véhicule d'occasion, il sera possible de conserver la référence locale du propriétaire précédent ou d'en choisir une autre (pas obligatoirement non plus celle du nouveau propriétaire).

La procédure «véhicule endommagé». Peu en ont parlé, mais dans le même texte, il est prévu que la procédure dite «véhicule endommagé», qui devait entrer en vigueur en même temps que le SIV, était également repoussée au 15 avril. A partir de cette date, un expert missionné pour évaluer les dégâts sur un véhicule accidenté devra également contrôler 21 «critères de dangerosité», sans que ceux-ci aient forcément un rapport avec l'accident (sorte de contrôle technique entre 2 CT réglementaires). Une procédure s'accompagnant d'une suspension de la carte grise jusqu'à l'exécution des travaux sur le véhicule... Un moyen de relancer les ventes de voitures récentes ....ou de voitures neuves qui encombrent les parking des constructeurs ? Car nul doute que sous ces nouvelles conditions, entre les dégats, les franchises et les éventuels points de contrôles à réparer, certains propriétaires n'auront d'autre choix que de renoncer...

dimanche 14 décembre 2008

> Vosges Matin, nouveau quotidien vosgien dès janvier



Les semaines passées ont eu lieu les réunions locales (une par type d'édition) de lancement du futur quotidien unique "Vosges Matin" prenant la place, dans notre département, de la Liberté de l'Est et de l'Est Républicain.

La présence des 2 quotidiens garantissait jusqu'à présent une certaine objectivité de traitement des sujets. C'était d'ailleurs une des craintes exprimées lors de l'annonce du remplacement des 2 quotidiens par un seul. D'autre part, chacun des 2 journaux avait sa propre "ligne" éditoriale (et donc son lectorat). La synthèse n'est pas évidente...

Face aux impératifs économiques, il n'y a cependant pas d'autre alternative que celle de regarder vers l'avenir et essayer de sauver une information locale de qualité. Elle devrait être au rendez-vous avec le maintien d'une équipe rédactionnelle sur Epinal ainsi que des reporters et photographes professionnels. La production matérielle de Vosges Matin sera, quant à elle, transférée à Houdemont.

En parallèle, un site Internet réactif (mais payant) sera mis en place, comblant un vide départemental pour ceux qui privilégient ce type de moyen d'information.

vendredi 14 novembre 2008

> FAM : Fond européen d'ajustement à la mondialisation

Le 26 novembre, la Commission européenne à l'Emploi, aux Affaires sociales et à l'Égalité des chances doit présenter un plan d'actions pour faire face à la crise actuelle. Le FSE (Fonds social européen) et le FAM (Fonds d'ajustement à la mondialisation) en seront les 2 principaux outils (déjà existants mais renforcés), élaborés pour fournir des mesures concrètes, face au ralentissement économique et ainsi tenter de préserver la croissance et l'emploi.

Toutefois, ce FAM fait déjà l'objet d'attaques de la part de spécialistes : ce fonds serait symbolique et non un outil destiné à faire face à la crise... Il est important de savoir d'où vient ce fonds pour comprendre sa faiblesse actuelle : le FAM émane d'une inhabituelle alliance du Royaume-Uni et de la France, le tout dans une ambiance d'oppositions ou de réticences de la part des autres partenaires européens. Le contrat est donc à minima : le FAM ne doit traiter que les situations de chômage directement engendrées par les échanges internationaux, il ne traite que des licenciements massifs de plus de 1000 personnes sur quatre mois et ne porte que sur certaines mesures du marché du travail comme les aides à la mobilité. Les choses sont donc claires : ce dispositif n'est pas là pour protéger directement les emplois...

Depuis sa création, il y a 18 mois, ce fonds n'a mobilisé que 67 millions d'euros, soit une moyenne de 4 500 euros par travailleur licencié...

Si on veut en faire un véritable outil de lutte contre la crise, le FAM doit ne plus être un instrument seulement politique mais devenir un outil social avec des objectifs et des moyens d'agir. Pour ce faire, son champ d'action devrait dans un premier temps être élargi, par exemple, en agissant sur les pertes de salaires dues à un changement d'emploi des personnes licenciées dans le cadre de la mondialisation. De plus, ce fonds devrait permettre une adaptation aux évolutions du marché de l'emploi.

Si le FAM est loin de constituer la panacée et la réponse à toutes les difficultés liées à la crise mondiale que nous traversons, il constitue néanmoins un début d'instauration à ce que nous jugeons nécessaire depuis longtemps : une harmonisation sociale européenne. Si on veut donner envie à nos concitoyens de construire et prendre part à l'Europe, il faut qu'elle soit à leur service. Et non pas qu'elle génère davantage d'inégalités, voire de concurrences internes ou de reculs sociaux : Aujourd'hui, dans une économie mondialisée, l'Europe (de par le marché qu'elle représente) est le seul niveau économique (et donc social) qui peut faire entendre notre voix et nos attentes.

mercredi 12 novembre 2008

> Visite de François BAYROU dans les Vosges les 6 et 7 novembre


Le président du Mouvement Démocrate est venu dans notre département pour 2 jours de visite "sur le terrain". Objectif : montrer que les PME ont de l'avenir. Face à la mondialisation, face aux dérives et aux difficultés financières mondiales, les petites entreprises et industries dynamiques, de la "vraie" économie, parviennent à tirer leur épingle du jeu, pour peu qu'elles innovent et se donnent une démarche réfléchie.

Dans notre circonscription, ont ainsi été observées les entreprise "Tricotage des Vosges" (PME de 250 salariés qui commercialise les chaussettes de marque "Bleu Forêt" et s'appuye sur la qualité, les compétences, la créativité et la réactivité), et Socopa (société crée en 1967 précurseur de l'ossature bois et qui réalise un chiffre d'affaire de 15 millions d'euros pour un effectif de 100 salariés, se tournant maintenant vers la maison passive).

Le développement économique de nos vallées ne saurait se limiter à ces seuls exemples. En particulier les conditions de création, de développement et de transmission des très petites entreprise, des commerces et entreprises artisanales sont tout aussi déterminantes. La problématique d'un tourisme de qualité, dans un environnement préservé fait aussi partie intégrante de la réflexion. Cela passe par une cohérence de l'aménagement du territoire et des aides allouées. Nous avions déjà développé ces thèmes lors de la campagne des législatives de l'an passé. C'est aujourd'hui plus que jamais d'actualité, face à la crise financière que nous traversons, puisque les banques prêtent moins et/ou à des taux moins intéressants.

Il ne faut pas pour autant baisser les bras, mais au contraire faire preuve d'imagination et réfléchir à des démarches "qualité". La baisse du pouvoir d'achat incite chacun de nous à des dépenses plus réfléchies et plus durables. Un autre modèle économique que l'ultra consommation des années 90-2000 en somme...

jeudi 30 octobre 2008

> Pourvu qu'il neige...

En cette fin de mois d’octobre, quelques flocons sont venus saupoudrer la cime de nos sapins. A cette période de l’année la neige n’est certes qu’éphémère, mais nous espérons qu’elle reviendra bien vite constituer un manteau suffisant pour la pratique des sports d’hiver.

Après une saison 2005-2006 exceptionnelle en matière d’enneigement, il convient de reconnaître que 2006-2007 puis 2007-2008 avec respectivement – 62,7 % et – 29 % de fréquentation en comparaison avec la moyenne des 4 dernières années, furent pour le moins calamiteuses.

Au printemps dernier, alors même que le secrétariat d’état chargé du tourisme dressait un bilan très satisfaisant de la saison hivernale, la station de Gérardmer connaissait des heures sombres : la société Maulin qui avait repris en 2006 le domaine skiable, pour une durée de 20 ans, ne pouvait plus honorer le remboursement du droit d’entrée élevé à 10 millions d’euros, payable annuellement à la commune sur la durée de la concession.
Dans l’intérêt général, et afin d’éviter une procédure longue et incertaine, la commune a décidé de reprendre la station en régie municipale, comme c’est le cas par exemple à Chamrousse dans les Alpes. Gageons que la municipalité géromoise aura cet hiver, plus que les autres, les yeux rivés vers le ciel en implorant à la neige de tomber…

Le réchauffement climatique et la météo de plus en plus capricieuse n’incitent pas à penser que les années à venir vont être de tout repos pour les stations vosgiennes… comme alpines !
Pour preuve, qui aurait pu croire il y a encore peu, que la station d’Abondance en Haute-Savoie allait fermer ? Et bien c’est chose faite depuis le printemps 2007 !
Le manque de neige et l’accumulation des dettes ont eu raison de ce petit domaine du Chablais qui pratiquait depuis plus de 40 ans l’industrie des sports d’hiver dans un esprit proche de celui de nos stations vosgiennes…

En conclusion, nous devons bien admettre que les stations de moyenne montagne, dont font partie celles de notre circonscription, devront désormais s’adapter et diversifier leurs activités tant en hiver qu’en été. Pour cela, les différentes institutions que sont les communes, le Conseil Général et le Conseil Régional doivent sortir du sempiternel clivage « gauche-droite » et collaborer pour proposer des solutions adaptées afin de pérenniser l’attrait touristique que représente les Hautes-Vosges.

Mais en attendant… pourvu qu’il neige !

> Elections départementales du MoDem 88

Les premières élections internes de nos instances départementales se sont déroulées comme partout en France, le samedi 27 septembre dernier.
Il s’agissait en fait de 3 scrutins distincts où à chaque fois, grâce à la cohésion qui règne au sein du Mouvement Démocrate des Vosges, une seule liste d’union était en compétition.

Scrutin « Présidence » :
Sont élus :
- Présidente départementale : Nathalie MERCIER
- Vice-président 1ère circonscription (Epinal) : Albin COANET
- Vice-président 2ème circonscription (St Dié) : Daniel FIEROBE
- Vice-président 3ème circonscription (Remiremont) : Gérard MICHEL
- Vice-président 4ème circonscription (Neufchâteau) : Reynald COEURDACIER

Scrutin « Conférence Nationale » :
Sont élus pour la 3ème circonscription :
- Jean-Charles FOUCHER
- Gérard MICHEL
- Odile MICHEL
- Denis JEANJACQUOT

Scrutin « Conseil Départemental » :
Sont élus conseillers départementaux pour la 3ème circonscription :
- Vincent CLAUDEL
- Jean-Charles FOUCHER
- Gilbert JANCOVICI
- Denis JEANJACQUOT
- Laurent MARIE

En outre, lors de la première réunion du Conseil départemental à Epinal, le samedi 18 octobre dernier, il a été décidé les attributions suivantes :

- Délégué départemental : Raphaël TASSIN
- Secrétaire départemental : Denis JEANJACQUOT (adjoint Joseph SPECKLIN)
- Trésorier départemental : Vincent CLAUDEL (adjointe Chantal BROUSSE)
- Président des « jeunes démocrates » : Raphaël TASSIN
- Webmaster du site MoDem 88 : Jean-Charles FOUCHER

Membres du bureau départemental :
. Claudine ANXIONNAT
. Jean-Charles FOUCHER
. Gilbert JANCOVICI
. Odile MICHEL
. Julien PERRIN
. Mounira SEDIRA SAHLI
. Béatrice SPIELMANN

mercredi 29 octobre 2008

> François BAYROU dans les Vosges les 6 et 7 novembre

Comme vous l'avez peut-être déjà lu ou entendu via les médias locaux, François BAYROU, président du MoDem, sera dans les Vosges les 6 et 7 novembre prochains, pour une visite de travail et de rencontres sur la thématique "bois et ruralité". Occasion de visiter plusieurs entreprises locales implantées sur notre territoire. Et d'aller à la rencontre des Vosgiens.

Un moment sera également réservé pour une rencontre privilégiée avec les adhérents vosgiens du MoDem, celle ci se déroulera en soirée avant une rencontre avec la presse locale et nationale qui ne manque pas de suivre les déplacements de François BAYROU.

Tous nos adhérents ont été destinataires d'une invitation et seront prochainement informés du programme précis de ces 2 journées d'importance pour notre mouvement dans les Vosges, dès lors que le programme sera complètement finalisé.

N'hésitez pas à nous contacter si vous êtes adhérent(e) mais n'avez pas été destinataire du mail individuel d'invitation :

==> mo_dem_vosges@yahoo.fr

> La réforme du lycée : les annonces ministérielles


Le 21 octobre, Xavier DARCOS a donné une conférence de presse au cours de laquelle il a fait le point sur la réforme du lycée. Après les annonces plus contradictoires les unes que les autres, nous y voyons enfin un peu plus clair. Au moins pour ce qui concerne la nouvelle 2nde. Car le cycle terminal semble pour l’instant “en attente”.

Plus qu’une longue explication, voici à quoi devrait donc ressembler la future classe de 2nde (horaire total hebdomadaire de 30h).


Les enseignements généraux comprennent (total hebdomadaire de 21h) :
- Français
- Mathématiques
- Histoire Géographie et Education Civique
- Sciences expérimentales
- Langues vivantes (1 et 2)
- EPS

Les 4 modules au choix comprennent (total hebdomadaire de 6h) :
- Humanités
- Sciences
- Sciences de la société
- Technologie

Enfin, l’accompagnement obligatoire (soutien / orientation) représente 3h hebdomadaires.

NOTRE ANALYSE

Aujourd’hui, on fait le constat d’une (ré)orientation trop importante en fin de 2nde. Les causes ne sont pas bien mystérieuses : orientation plus ou moins réussie (forcée ?) en fin de 3è - méconnaissance des filières du cycle terminal - choix des enseignements de détermination individuels par “suivisme” (pour aller dans le lycée le plus proche / pour rester avec les copains de 3è etc.).

On pourrait donc penser que l’idée d’une sorte de “recentrage” des options (modules) en milieu de 2nde serait une bonne chose et éviterait d’attendre un an pour dresser un constat d’échec et se réorienter.

Commme de nombreuses idées, elles seraient parfaites dans un monde virtuel… Mais la déclinaison réelle des concepts avancés n’ira pas sans poser plusieurs problèmes ou questionnements :
- Charge de travail supplémentaires pour tous les personnels dans les établissements (conseil semestriel et procédure d’orientation).
- Complexité accrue dans l’organisation des emplois du temps des personnels et des classes si les 4 modules ne sont pas choisis dès l’entrée en 2nde (ce qui dans ce cas ne résoud en rien la problématique initiale).
- Risque potentiel d’arriver à une annualisation de l’année pour les personnels.
- Quelles solutions pour les élèves en échec scolaire majeur au lycée dès le bilan semestriel ?

On le comprend aisément : en choisissant de s’attaquer aux conséquences du problèmes, plutôt qu’aux causes, le ministère va probablement accoucher une souris. Souris qui grignotera cependant un peu plus les conditions de travail des personnels, des équipes de directions aux enseignants.

Pour nous, avant de se préoccuper du redécoupage de l’année de 2nde, il y aurait probablement davantage matière à inscrire à l’ordre du jour des préoccupation ministérielles le noble projet d’un système éducatif plus performant en terme d’acquisition des savoirs fondamentaux (et non pas encore et toujours d’économies budgétaires). N’oublions pas qu’on voudrait mettre en place des heures de soutien en 2nde pendant qu’on supprime une demi-journée de cours à l’école primaire et que de fortes menaces pèsent sur les RASED (dispositif permettant une prise en charge individualisée des difficultés à l’école primaire)…

mercredi 30 juillet 2008

> Organisation des élections aux instances départementales

Trois élections internes auront lieu le 27 septembre prochain dans chaque département :
- la présidence départementale (5 sièges - scrutin de liste - sans panachage),
- le conseil départemental (20 sièges - scrutin de liste - sans panachage),
- les représentant départementaux à la conférence nationale (9 sièges pour notre département – scrutin de liste – sans panachage).

Pour ces trois élections, le Comité national de Conciliation et de contrôle (CCC), conformément aux statuts et aux décisions du Conseil national, a fixé le calendrier suivant :

- Date limite de dépôt des listes de candidats aux 3 élections : 31 août 2008.

- Date limite de réception par la commission électorale départementale des professions de foi : 10 septembre 2008

Conformément au Règlement intérieur national, l'ensemble des opérations de vote est placé sous l'autorité de la commission électorale départementale (comelec-modem88@laposte.net).

Si vous souhaitez être candidat à l'une ou l'autre de ces élections, il vous appartient donc, dans l'hypothèse où vous ne souhaitez pas (ou n'avez pas la capacité de) constituer votre propre liste, de vous rapprocher de la commission électorale départementale (mail : comelec-modem88@laposte.net).

Nous vous rappelons par ailleurs que sont électeurs aux élections du 27 septembre, sous réserve de validation des listes électorales :
* les nouveaux adhérents 2008 ayant adhéré du 1er janvier au 27 juin ;
* les adhérents ayant adhéré en 2007 ou 2006 s'ils se mettent à jour de cotisation jusqu'au jour du scrutin ;

Précisons enfin que, la qualité d'électeur est requise pour être éligible.

jeudi 10 juillet 2008

> Consultation des adhérents du Mouvement Démocrate : report de la date limite de vote

Sur proposition de Gilles Artigues, Médiateur national des adhérents, le Conseil national, dans sa réunion du 9 juillet 2008, a décidé à l'unanimité de repousser au jeudi 17 juillet minuit (cachet de la poste faisant foi) la date limite de vote pour la consultation des adhérents.

Nous vous rappelons que le courrier que vous avez dû recevoir doit comprendre :
• une lettre de François Bayrou,
• un bulletin d'adhésion ou de ré-adhésion (si vous n'êtes pas à jour de cotisation 2008),
• le texte de la contribution de François Bayrou,
• les modalités de vote avec votre carte d'électeur nominative,
• un bulletin de vote,
• une petite enveloppe bleue,
• un formulaire d'inscription pour l'Université de rentrée 2008.

Si toutefois, il vous manque :
• le texte de la contribution : télécharchez le texte en CLIQUANT ICI
• votre carte d'électeur : remplacez-la par la photocopie de votre carte d'adhérent ou d'une pièce d'identité
• le bulletin de vote : téléchargez le fichier en CLIQUANT ICI et découpez le bulletin de vote
• l'enveloppe bleue : prenez une petite enveloppe
• le bulletin de réadhésion : téléchargez le bulletin en CLIQUANT ICI ou adhérez en ligne en CLIQUANT ICI
• le formulaire d'inscription pour l'Université de rentrée : inscrivez-vous en ligne en CLIQUANT ICI

N'oubliez pas de voter, votre participation est essentielle !

vendredi 4 juillet 2008

> Du pétrole dans les asperges…

L’INSEE vient d’annoncer jeudi dernier son inquiétude sur le taux de croissance économique de notre pays pour cette année. Sans vouloir entrer dans un déballage de chiffres, pas toujours faciles à lire et analyser pour le commun des mortels, il apparaitrait en fait que le pouvoir d’achat va devoir stagner assez durablement… La hausse des prix à la consommation resterait forte, de l’ordre de + 3,2 % pour l’année avec même un pic à + 3,6 % en juillet ! Bref un niveau d’inflation inobservé depuis 1991 !

Dans la morosité générale qui règne actuellement, l’INSEE commence à se faire mal voir par Bercy et Matignon ! Madame Lagarde a beau juger les prévisions « exagérément pessimistes », il n’empêche que la promesse électorale de Nicolas Sarkozy, se voulant être le “Président du pouvoir d’achat ”, est encore mise à mal !
Les carburants et les produits alimentaires sont les principaux responsables de cette inflation des prix, et aucune mesure gouvernementale concrète ne semble se dessiner à l’horizon…

Concernant les produits pétroliers, Monsieur Fillon a déclaré, la semaine dernière lors d’une visite en Alsace, que baisser le prix des carburants serait un « contresens historique », qu’il ne faut pas encourager à la consommation d’hydrocarbures. Cependant, le Chef du Gouvernement oublie de préciser que la hausse a été pour le moins brutale et que les 74 % et 67 % de taxes, respectivement sur l’essence et le gazole, lui sont précieuses… L’or noir n’a jamais aussi bien porté son nom !

Pour l’achat des produits alimentaires, il est clair que nous devrons, tôt ou tard, modifier notre comportement. Nous ne pouvons pas d’un côté nous résoudre à faire des efforts sur notre consommation de carburant, et d’un autre laisser “ inonder ” nos étals de fruits et légumes à faible coût de revient, mais grands consommateurs d’énergie. Les produits de “contre-saison ”, venant parfois de l’autre bout du monde, présentent en effet, en plus d’être gustativement de mauvaise qualité, l’inconvénient de dépenser du carburant en grande quantité pour arriver sur nos marchés. Sans parler des cultures sous serres en plein hiver, comme les tomates de Hollande par exemple. Monsieur Fillon pourrait alors parler de « contresens gastronomique » !
L’organisation mondiale WWF a d’ailleurs récemment démontré que pour acheminer au mois de février, jusqu’en Europe une botte d’asperges du Pérou, il fallait brûler environ 5 litres de pétrole…

Aujourd’hui pour répondre à ce problème de pouvoir d’achat des denrées alimentaires, des associations pour le maintien d’une agriculture paysanne (AMAP), se développent. Il s’agit en fait d’un partenariat basé sur un engagement mutuel entre une ferme, souvent biologique, et un groupe de consommateurs. Ces derniers soutiennent l’exploitation en achetant individuellement à l’avance une part de la récolte saisonnière. Ce soutien sert à couvrir le budget de la ferme et la rend opérationnelle.

Il serait bien de créer et soutenir davantage d’organisations de ce type, comme celles qui existent déjà à Gérardmer, en Déodatie ou à Senonges, surtout que notre département des Vosges concentre 51 % des 234 agriculteurs bio que compte actuellement la Lorraine !

Comme l’on dit souvent, en France on n’a pas de pétrole mais des idées… et quelques bonnes asperges aussi !

jeudi 19 juin 2008

> Taux de chômage ou cache misère ?...

7,2% de taux de chômage, mais que cache ce chiffre ? Essentiellement des travailleurs pauvres, des emplois précaires à temps partiel, mal rémunérés et qui ne permettent pas de vivre décemment. L'autre chiffre, c'est aussi plus 12% de la population Française qui vit au dessous du seuil de pauvreté (c’est à dire à 60% du salaire médian soit 817€ par mois pour une personne *), et derrière ce 7,2% c'est une évolution de 21% des travailleurs pauvres depuis 2003. (source Observatoire National de la pauvreté**)

L’objectif de N. Sarkozy c’est 5%, et tous les moyens vont être bons, pourvu qu’ils ne coutent rien. Première étape, le projet de loi visant à sanctionner les demandeurs d'emploi. Le marché du travail deviendra le seul marché régulé par l’état, au profit bien sur des employeurs, car ces mesures ne feront que stigmatiser le demandeur d'emploi.

En dehors de la méthode qui est déplorable, c'est en fait un joli tour de passe passe que tente le gouvernement, car ces mesures injustes, vont de fait, engendrer une baisse significative des indemnités, donc des cotisations, et permettre un transfert des cotisations chômage vers celles des retraites évitant ainsi une augmentation des charges des entreprises.

Mais le plus grave, c’est que cette mesure va permettre aux entreprises d’embaucher au plus bas cout, en contraignant les salariés à prendre des postes correspondant à 57% de leur salaire antérieur, postes qu'ils ne pourront pas refuser (26% des demandeurs d’emploi sont au chômage depuis plus d’un an...). Ces mesures vont avoir également un effet induit contreproductif entre autre sur la mobilité acceptée des salariés, or cette mobilité est un facteur essentiel dans la modernisation du marché du travail en contribuant à le rendre plus dynamique.

C’est un « règlement » de la question du chômage purement comptable, et en rien une solution durable. Alors que l’on devrait, à l’exemple de nos partenaires européens, et profiter de l’effet de la pyramide des âges pour investir efficacement dans la formation des élèves et des étudiants, et dans des mesures efficaces d’accompagnement au retour à l’emploi. Car ne nous y trompons pas, cette baisse chiffrée du chômage est avant tout la baisse du rapport entre le nombre de jeunes demandeurs "arrivants" (sur le marché) et d'anciens actifs "partants" (en retraite). Mécaniquement, à situation économique stable, le chômage baisse obligatoirement puisqu'il y a aujourd'hui plus de départs en retraite que de demandeurs arrivant sur le marché du travail...

Enfin, ces orientations stigmatisent de nouveau les demandeurs d’emploi et reviennent à considérer qu’ils sont les seuls responsables de leur sort, et donc les seuls à assumer la charge d'une réinsertion mal garantie. Nous attendons les mesures qui vont être prises à l'encontre des entreprises qui licencient leurs salariés les plus anciens, tout en refusant d’embaucher et de former des jeunes... Quel est le bon âge pour travailler ?...

Jean-Charles

* En 2004, 10% des salariés à temps complet ont gagné moins de 1.005 euros nets par mois, et la moitié ont perçu un salaire mensuel net inférieur à 1.484 euros. Ce salaire, dit médian, est en baisse de 0,4% par rapport à 2003. C'est sur lui qu'est fixé le "seuil de pauvreté" : sa moitié selon le critère français soit 3,5 millions de "pauvres", 60% selon le critère européen soit 7 millions de personnes concernées en France.

** http://www.alternatives-economiques.fr/doc36946

lundi 2 juin 2008

> Communiqué : Suppression des deux titres historiques de la presse vosgienne

Les représentants locaux des "grands" partis politiques (dont le MoDem 88) se sont associés dans un communiqué commun pour la défense du pluralisme de l'information écrite dans les Vosges, essence même de la Démocratie :

Il découle de la Constitution de la République Française, adoptée il y a 50 ans en 1958, que le rôle des partis politiques dans le fonctionnement de la Démocratie est essentiel. Chargés de l'animation de la vie politique, ils sont des acteurs essentiels de la vie démocratique ce qui leur confère le devoir de veiller à ce que toutes les conditions en soient réunies.

Ainsi, la disparition de l’Est Républicain à la fin juin et de la Liberté de l’Est fin 2008, ainsi que leur remplacement par un nouveau journal édité depuis Nancy, annoncés en début de semaine, appellent de notre part une réaction collective et citoyenne pour manifester notre attachement à nos deux quotidiens vosgiens.

Nous partageons tout d’abord le désarroi dans le quel doit se trouver nombre des salariés des deux journaux et particulièrement les 75 personnes dont les postes sont supprimés : dans un contexte économique morose c’est une situation difficile à accepter et à surmonter, nous les assurons de notre total soutien et de toute notre sympathie, et nous inquiétons sur les conditions dans lesquelles ils seront reclassés.

Nous apprécions l’émulation due à la présence sur notre territoire de l’Est Républicain et la Liberté de l’Est, elle garantit le pluralisme qui nous est cher. La liquidation de nos deux quotidiens sous la pression plus ou moins réelle des gratuits (ces quotidiens sont inexistants dans notre département) est préjudiciable à l’information de nos concitoyens, c’est aussi un nouveau coup porté à l’économie vosgienne, c’est surtout une nouvelle preuve de la perte d’influence de notre département.

Aux côtés des salariés du groupe, nous condamnons ce véritable gâchis industriel, humain, social et culturel, nous déplorons l’extinction d’une voix pour la Démocratie dans nos Vosges.

> Le groupe Est Républicain EBRA

Le groupe ER est une société par action simplifiée, composée de L’Est Républicain, des DNA (détenu à 98 %), de La Liberté de l’Est (51 %), du Journal de la Haute-Marne (50 %). Le Conseil d’administration a entériné le 14 février 2006 le rachat de la SA Delaroche, ou pôle Rhône-Alpes-Bourgogne de la Socpresse, composé notamment du Progrès, du Dauphiné libéré, du Journal de Saône-et-Loire, du Bien public, de TLM, de Lyon+... Une SAS (société par actions simplifiée) a été créé pour constituer le groupe EBRA (Est-Bourgogne-Rhône-Alpes). Elle est détenue par L’ER à 51 % et le Crédit Mutuel à 49 %. Après un recours judiciaire du GHM (Groupe Hersant Média), actionnaire minoritaire de L’Est Républicain, le ministère de l’Economie a fini par entériner l’existence d’EBRA qui devient le premier groupe de quotidiens français par la diffusion.

Présentation détaillée par l’Ecole Supérieure de Journalisme de Lille --> http://www.esj-lille.fr/spip.php?article231

> Réunion du Bureau Départemental Elargi le 6 juin à Epinal

Comme convenu lors de la dernière réunion de cette instance, le Bureau Départemental Elargi se réunira ce vendredi 6 juin à 19 heures à Épinal.

À l'ordre du jour, l'étude du projet de règlement intérieur départemental. Et, en conséquence, les modalités de fonctionnement de notre mouvement quotidien, ainsi que la perspective de renouvellement des instances, en application de ce règlement.